Bibliographie









BIBLIOGRAPHIE

Vous retrouverez ici toutes les sources et toutes les citations mentionnées sur notre site web en plus de médias supplémentaires traitant de la plante de cannabis.


LIVRES

L1.1: L'importance de la plante de cannabis pour l'être humain
« Pendant plus de douze mille ans, la plante de cannabis a fourni la race humaine en nourriture, en fibres, en sources d'enivrement et en médicaments. » (p.10)

L1.2: Les vertues des graines de cannabis
« Les graines de chanvre contiennent tous les acides essentiels, ainsi qu'une bonne partie des acides gras essentiels, et possèdent un haut taux de magnésium, de fer et de potassium. On peut les consommer sous plusieurs formes : farine de chanvre, lait de chanvre ou huile de chanvre. » (p.20)

L1.3: Culture intérieure VS extérieure
« Partout, en Occident, on se pose la question à savoir s'il est préférable de faire pousser le cannabis en intérieur ou en extérieur pour une utilisation médicinale. La culture en intérieur dans un environnement contrôlé peut produire cinq récoltes par an de petites plantes saines et possédant une grande quantité de trichomes intacts. La culture en extérieur produit généralement une unique récolte de très grandes plantes, dont certaines d'entre elles peuvent produire jusqu'à 2,300 kg de fleurs. La culture en extérieur demande beaucoup de soleil, de l'eau, un sol bien drainé et un entretien régulier. La culture en intérieur exige un éclairage de très haute intensité, de l'équipement hydroponique ou des pots de terre, un contrôle environnemental et un entretien permanent. Les nuisibles [...] sont plus difficilement contrôlables en intérieur, c'est pourquoi des mesures préventives sont préférables. L'avenir de la culture du cannabis médicinal se situe justement entre les deux pratiques : il s'agit de la culture en serre. [...] La culture en serre est également plus respectueuse de l'environnement que la culture en intérieur. » (p.20)

L1.4: Sexes des plantes
« Par sa nature dioécique, la plante de cannabis produit des fleurs différentes en fonction du sexe de la plante. La plante femelle [...] produit des gousses pleines de graines, tandis que la plante mâle [...] développe des sacs remplis de pollen voué à la fertilisation. » (p.21)

L1.5: Le cycle de vie de la plante
« Le cannabis est une plante annuelle, elle complète donc son cycle de vie en une seule année. La plupart des graines de cannabis germineront entre trois et sept jours après la plantation. Durant les trois premiers mois du cycle de vie du cannabis, la plante vit une phase de croissance végétative très rapide, produisant un massif de feuilles important nécessaire à la photosynthèse. Après la phase végétative, les nuits les plus longues qui suivent le solstice d'été déclenchent le cycle de floraison pour les plantes mâles et femelles. Selon la latitude, la floraison du cannabis requiert entre dix et douze heures de nuit. La floraison produit des petites feuilles tandis que la plante dirige les ressources de son métabolisme vers la reproduction. Une plante femelle de cannabis produit généralement une centaine de petites fleurs. Sur le dessus de la plante, ces fleurs s'agglomèrent en une grande masse et forment ce que les Espagnols appellent un « cola ». » (p.22)

L1.6: Les vertues du sinsemilla
« Vers le XIX siècle, on découvre en Inde que les fleurs de cannabis femelles non fécondées et sans graines étaient plus puissantes, produisaient plus de résine, et donc plus de cannabinoïdes et de terpènes [...]. Au Bengale, en Inde, dans les champs de cannabis, des hommes appelés poddars sont employés à eradiquer les plantes mâles de cannabis avant qu'elles ne relâchent leur pollen. La technique de la ganja consiste finalement à empêcher la plante femelle de diriger son énergie et ses ressources métaboliques dans la production de graines, et de les concentrer dans la production de résine. Une fois introduite en Californie, dans les années 1960, cette technique permit d'augmenter de manière radicale la qualité du cannabis dans sa forme récréative aux États-Unis. On appela cette technique sinsemilla, ce qui veut dire « sans graines », en espagnol. » (p.22)

L1.7: La culture des clones au détriment de l'évolution
« Tout en apportant plus d'uniformité à la plante, la culture de la drogue de cannabis à partir de clones élimine néanmoins les potentielles améliorations que l'on peut apporter à une espèce quand on la cultive de manière traditionnelle. La méthode des clones a permis de conserver certaines lignées de cannabis pendant des dizaines d'années, même si certaines ont été perdues par accident, négligence, ou à cause des lois en vigueur. » (p.23)

L1.8: Les trichomes - essence psychoactif du cannabis
« La plante de cannabis produit un certain nombre de trichomes glandulaires. Ce sont les poils au bout desquels est sécrétée la résine, qui se constitue de terpénoïdes, de graisses et de cannabinoïdes, et qui forme une substance psychoactive médicinale. [...] Sous un microscope, un trichome ressemble à une balle de golf posée sur son tee. La balle de golf correspond à la tête du trichome, qui est comme un oreiller d'huiles sécrétées à partir des cellules situées à l'extrémité de la tige du trichome. Quand ces têtes de résines sont rompues, elles libèrent d'intenses composées aromatiques appelés terpénoïdes [...], à qui on associe l'odeur de cannabis [...]. Et puisqu'elles contiennent la majeure partie de la substance qui nous intéresse, on doit manipuler les têtes de trichomes avec beaucoup de précaution, pour éviter de les rompre et de les oxyder. » (p.24-25)

L1.9: Récolte des têtes de trichomes (pour obtenir du kief ou du haschich)
« On peut récolter ces petites boules de résines de cannabis en vannant le cannabis déshydraté sur un tamis pour permettre aux petites têtes de résine de passer à travers les mailles [...]. Autrement, on peut aussi agiter le cannabis dans de l'eau glacée pour rendre les trichomes fragiles, les détacher, puis les récolter à l'aide d'un tamis. » (p.25)

L1.10: L'effet d'entourage - l'équilibre au sein des trichomes
« Ce qu'on l'on sait avec certitude, en revanche, c'est que la plante de cannabis produit une gamme de cannabinoïdes et de terpénoïdes qui ont pour but d'ajuster réciproquement leurs effets et de réduire les effets secondaires d'un élément tout en améliorant l'effet d'un autre. Le cannabidiol (CBD) réduit l'anxiété pouvant être causée par le THC et réduit également l'étourderie du consommateur provoquée par des doses modérées de THC. Le pinène est un terpénoïde produit par certaines variétés de cannabis et permet de réduire les pertes de mémoire causées par le THC. [...] Le nombre de synergies chimiques potentielles trouvées dans la plante de cannabis est impressionnant, et les chercheurs devraient être occupés pendant encore une bonne dizaine d'années. » (p.28)

L1.11: Notre système biologique accueuillant le cannabis
« Le système endocannabinoïde (avec lequel le cannabis interagit [...]) semble jouer un rôle clé dans la régulation de la douleur, de l'appétit, de la fonction immunitaire et de plein d'autres procédés internes. L'étude du système endocannabinoïde est tellement récente et avance à une telle vitesse que de nouvelles découvertes auront certainement été faites entre le moment où j'écris ce livre et le moment où vous l'aurez entre les mains. » (p.28)

L1.12: Jeunes et cannabis
« Il n'est pas facile de dire quelles drogues peuvent consommer les enfants sans le moindre danger. Alors que les neurologues sont toujours incapables de faire la différence entre la Ritaline et la cocaïne chez les patients qui subissent des scanners du cerveau (car leurs zones d'action apparaissent de manière quasi identique), on peut comprendre à quel point il est difficile de donner une réponse catégorique quant aux risques et aux bénéfices du cannabis chez les jeunes patients. Il n'existe simplement pas assez de preuves. Alors, qu'en est-il du cannabis médicinal pour les enfants? Comme pour toute utilisation de cannabis médicinal, la question demande la réponse d'un médecin éclairé. Il existe des preuves montrant que le THC présent dans de nombreuses variétés de cannabis pourrait influencer le développement du cerveau, et peut-être endommager génétiquement les endants. Cela ne permet pas d'établir de véritables conclusions, car certains constituants du cannabis comme le CBD et le CBDV peuvent aider à traiter certaines formes incurables d'épilepsie infantile. Quelle est donc la bonne réponse? Il n'en existe pas, mais le choix devrait pouvoir être laissé aux parents, et aux médecins qui traitent ces enfants. » (p.29)

L1.13: Cannabis médical pour animaux domestiques
« [...] [Le cannabis] peut paralyser temporairement votre animal, lui faire perdre le contrôle de sa vessie, et le désorienter terriblement. [...] Pensez toujours à consulter votre vétérinaire avant de charger la gamelle de Rex ou de Minou, et sachez que le dosage varie considérablement en fonction de l'espèce. » (p.29)

L1.14: Délai des effets psychoactifs (fumer)
« Quand il est fumé, le THC présent dans le cannabis médicinal atteint son pic de concentration de plasma sanguin entre six et sept minutes après ingestion. On peut alors détecter la présence de THC seulement quelques secondes après inhalation. Les patients expérimentés et habitués à fumer ou à inhaler le THC par vaporisation ont un taux d'absorption deux fois plus efficace que celui des consommateurs occasionnels. L'efficacité de l'absorption du cannabis par inhalation est dépendante de la taille et de la durée de l'inhalation. » (p.30)

L1.15: Délai des effets psychoactifs (manger)
« L'absorption orale de cannabis est lente et peu efficace. [...] Les teneurs maximales plasmatiques sont généralement atteintes en l'espace de deux heures, mais dans certaines études, il arrive que des sujets les atteingnent en l'espace de sept heures. [...] Certains organes du corps peuvent transformer le THC en d'autres molécules appelées métabolites. Ce métabolisme survient en premier lieu dans le foie, mais également dans les tissus du cœur et des poumons. Quand le foie transforme le THC, le métabolite primaire est 11-hydroxy-THC, et celui-ci est deux fois plus psychoactif et dure deux fois plus longtemps que le THC. » (p.30-31)

L1.16: Plus sur l'absorption
« Après absorption, 90 pourcent du THC s'attache aux protéines plasmatiques. Ballotté par le sang, le THC finit par être distribué sur des tissus couverts de vaisseaux sanguins, dont le coeur, le foie, les cellules adipeuses, etc. Seulement 1 pourcent du THC administré trouvera son chemin jusqu'au cerveau. » (p.31)

L1.17: Décarboxylation du cannabis
« La capacité d'une drogue à être absorbée s'appelle la biodisponibilité. Sous l'effet de la chaleur, par contre, les cannabinoïdes acides abandonnent une molécule de dioxyde de carbone et se transforment en un état neutre (un procédé appelé décarboxylation) qui les rend beaucoup plus biodisponibles. [...] La conversion du THCA en THC pour le cannabis médicinal végétal peut être rapidement exécuté à une température de 154°C pendant sept minutes. » (p.32)

L1.18: Dosage d'un consommateur à l'autre
« De nombreuses études ont montré l'immense variété d'effets que subissent différents patient à qui on administre du cannabis médicinal. Ces effets dépendent de plusieurs facteurs, et certains sont génétiques. [...] Un patient qui a une très grande tolérance aux effets du cannabis peut résister à une dose de cannabis cent fois supérieure à celle d'un client novice. » (p.33)

L1.19: Conditions où la consommation est à éviter
« Consultez votre médecin si vous êtes concernés par ces maladies :
- Schizophrénie, trouble bipolaire, ou dépression
- Maladie du cœur, hypertension, angine, arythmie cardiaque
- Bronchopneumopathie chronique obstructive
- Troubles immunitaires » (p.35)

L1.20: Liste d'effets secondaires bénins
« - Rythme cardiaque rapide ou tachycardie [...]
- La bouche sèche [...]
- Vertige et étourdissement [...]
- Les yeux rouges et irrités [...]
- La toux provoquée par l'inhalation de fumée ou vapeur de cannabis est rarement dangereuse et disparaît plutôt rapidement [...]
[...] Aucun des effets néfastes listés ci-dessus ne doit vous alarmer, mais il peut être difficile de calmer une personne qui fait l'expérience de ces symptômes pour la première fois. » (p.35)

L1.21: Risques d'une forte consommation
« Les gros fumeurs de cannabis de longue durée peuvent développer de sévères bronchites chroniques, mais aussi des déficits cognitifs (qui affectent la capacité à réfléchir). Le côté plus positif est que la plupart de ces déficits sont réversibles. Une récente étude au scanner sur les cerveaux des gros fumeurs de cannabis a montré que la densité de leurs récepteurs endocannabinoïdes avait considérablement décliné. La densité de ces récepteurs s'était complètement restaurée chez tous les sujets après vingt-huit jours d'abstinence au cannabis.* » (p.36)

* J. Hirvonen, R. S. Goodwin, C. T. Li, G. E. Terry, S. S. Zoghbi, C. Morse, V. W. Pike, N. D. Volkow, M. A. Huestis, and R. B. Innis, "Reversible and Regionally Selective Downregulation of Brain Cannabinoid CB1 Receptors in Chronic Daily Cannabis Smokers", Molecular Psychiatry 17, n°. 6 (2011) : 642-49. »

L1.22: Aucune mort reliée à la surconsommation
« Une surconsommation accidentelle de cannabis ne peut pas être fatale. Si elle peut être extrêmement déplaisante durant trois à huit heures, elle ne peut pas engager le pronostic vital. Aucun humain n'est jamais mort d'une overdose de cannabis. » (p.38)


Manuel officiel de la Oaksterdam University en Californie, ce livre est certainement l'une des meilleures sources d'information en ce qui à trait les multiples techniques de culture de cannabis. Un ouvrage complet où l'on voit en détail les différentes phases et les besoins de la plante tout au long de sa croissance, en plus de parcourrir les méthodes de récolte et de traitement de la matière.

L2.1: L'importance de l'environnement
« As with other hallucinogens, a person's set (including individual psychological, physical and genetic dispositions) and setting play a role in particular mental experiences and outcomes, as do the chemical variations in the herb (see the discussion of terpenoids). It isn't trivial to acknowledge that one person might feel calmed by smoking a joint, while someone else might experience outright panic hitting the same joint. » - G. LEE, Ph.D and D.J. SUN, Ph.D (p. 3)

L2.2: Effets sur le système respiratoire
« Interestingly, though prolonged smoking has been shown to damage the lungs and bronchial tubes, large-scale studies have failed to find any link between cannabis smoking and lung cancer or other respiratory ailments. » - G. LEE, Ph.D and D.J. SUN, Ph.D (p. 8 - 9)

L2.3: Choisir la bonne variété
« Each variety flourishes best under particular environmental conditions. For the most part, potency is a factor of genetics. » (p. 14)

L2.4: L'origine des noms d'espèces
« As the contemporary name of a type of plant, Cannabis Sativa Linnaeus (L.) was formelly conferred in 1753 by Carolus Linnaeus in his famous taxonomy. [...] There has been a similar evolution of thinking on how many species of Cannabis sativa L. should be recognized. In 1785, soon after Linnaeus identified it as a single species, the influential biologist Jean-Baptiste de Lamarck claimed the plant he found in India should be classified as a seperate species, which he name Cannabis indica. [...] Wide disparities in cannabis plants' geographic location and primary characteristics have led many to argue that three species should be recognized, based on whether they are cultivated primarily for fiber (sativa) or drugs (indica), or grow wild (ruderalis). » (p. 16)

L2.5: Effets corporels du CBD
« Researchers have determined that the human body has a second type of cannabinoid receptor, named CB2, to which CBD binds. This may explain CBD's many apparent medicinal qualities. For example, clinical trials on pain control indicate that a 50-50 mix of THC and CBD produces the best analgesic effect. » (p. 20)

L2.6: La place des terpènes
« We often hear that varieties of marijuana have different tastes and highs because they contain varying ratios of cannabinoids, the chemical specific to marijuana. However, testing modern marijuana shows a big spike in delta-9 THC (Δ9-THC), but in most varieties all the other 100-odd cannabinoids - including cannabinol (CBN), cannabidiol (CBD), cannabichromene (CBC) and cannabigerol (CBG) - are scarcely noted. [...] Interestingly enough, THC and the other cannabinoids are odorless. What these connoisseurs are smelling are terpenes, the essential oils of plants. » (p. 20-21)

L2.7: Les terpènes dans les plantes
« Terpenes are major components of marijuana resin, just as they make up the largest percentage of aromatic essential oils contained in most plants. » (p. 20-21)

L2.8: Les effets des terpènes
« When therapists use plant oils in aromatherapy, or other scent to set the mood, you are inhaling various combinations of terpenes. They have the power to take you up or down, help you relax or focus, feel anxious or satisfied. [...] While terpenes affect the brain in their own way, they also modify the effect of the THC within the brain, adding the subtleties to the high. » (p. 21 - 22)

L2.9: La production et la fragilité des terpènes
« Terpenes are produced in the trichomes, the same glands where THC is produced. Age, maturation, and the time of day can affect the amount, and perphaps ratios, of terpenes. [...] Plants are constantly producing terpenes, but they evaporate under pressure from sunlight and rising temperatures. That means plants have more terpenes at the end of the dark period than after a full day of light. » (p. 23)

L2.10: La myrcène
« Myrcene is the most prevalent terpene found in most varieties of marijuana but not found in hemp. [...] Its odor is variously described as clove-like, earthy, nutty, green-vegetative, and citrus. [...] Myrcene is a potent analgesic, anti-inflammatory and antibiotic. » (p. 23 - 24)

L2.11: La limonène
« Limonene is found in the rind of citrus and many other fruits and flowers. [...] Since limonene is such a potent anti-fungal and anti-cancer agent, it is thought to protect against the Aspergillus fungi and carcinogens sometimes found in cannabis smoke streams. [...] Various limonene analogs can cue the brain to sexuality, buoyancy or focused attention. Limonene sprays are used to treat depression. » (p. 24)

L2.12: La pinène
« Pinene is the familiar odor associated with pine trees and their resins. [...] This results in better memory. Largely due to the presence of pinene, rosemary and sage are both considered "memory plants." » (p. 25)

L2.13: Les croisements des variétés natives
« Beginning in the 1970s, breeders crossed different landraces (varieties native to Afghanistan, India, Colombia, Mexico, Thailand and Vietnam and Equatorial Africa). The result was some of the first domesticated varieties [...] » (p. 35)

L2.14: Origines des indicas
« Indica plants developped in central Asia between the 25th and 35th latitudes, where the weather is changeable. Drought one year may be followed by cloudy, rainy or sunny weater. [...] Kush varieties are indicas that were developed in the Hindu-Kush valley that stretches through northern Afghanistan, Pakistan and India. » (p. 36 - 42)

L2.15: Sativa vs Indica
« Plant Characteristics: Indicas v. Sativas » (voir graphique) (p. 40)

L2.16: Ruderalis
« Ruderalis is a wild or feral variety of auto-flowering marijuana. A few weeks after germination, the plants begin to produce flowers while continuing to grow. They tend to be short, between 1' - 3' (0.3 - 0.9m), and varieties differ in flowering growth. » (p. 43)

L2.17: Choisir une variété
« First, you want a plant that will do well in the environment that you are going to provide. Second, you want to grow varieties whose qualities you like; the high, taste, aroma and personality of the bud all play role in the decision making process. » (p. 51)

L2.18: Aujourd'hui, majoritairement hybrides
« Marijuana has been developed from two potent sub-species or varieties: indica and sativa. Most marijuana plants today fall between the two ends. » (p. 79)

L2.19: La germination
« Within a short time-typically one to five days, depending on temperature and seed's age - the root tip breaks through the surface of the seed shell. » (p. 83)

L2.20: Les facteurs importants
« Marijuana plants are dependent on their environment for materials and energy. There are five essential factors that affect marijuana growth: light, carbon dioxide (CO2), nutrients, water, and temperature. » (p. 95)

L2.21: Meilleure source de lumière
« The best source of light is the sun. It requires no expense, no electricity, and its bright beams do not draw suspicion. [...] Marijuana plants do best under full light all day. Gardeners can use the sun as the primary source of light if they have a garden, greenhouse, terrace, patio, roof, or skylights or even a directly lit window. Bright spaces that are lit from unobstructed sunlight at least five hours a day usually need no supplemental light during the summer. » (p. 105 - 107)

L2.22: Propriétés de l'eau
« The mineral, carbon dioxide, and oxygen content of water vary substantially, and affect your plants. Three key measures of water composition are its alkalinity, its pH (alkaline-acid level), and its content of dissolved minerals. [...] A reading of 125-150 ppm for your water is a good starting point because it represents some buffering ability, but not so much that large amounts of minerals have to be added to adjust pH. » (p. 147)

L2.23: Meilleur niveaux pH
« In a soil system the pH should be between 5.8-6.5. Different nutrients require a different pH, so you should always check the bottle. » (p. 149)

L2.24: Nutriments basiques
« Once the plant is in the ground, or a container, the two easiest and most reliable ways to meet the plant's needs are to use a prepared hydroponic fertilizer, a liquid organic fertilizer, or compost teas. » (p. 157)

L2.25: Variation des nutriments au cours des étapes de cultivation
« Demand for critical nutrients, such as nitrogen (N), phosphorus (P), and potassium (K) varies with the growing conditions and changes during the plant's life cycle. Marijuana uses more N during the vegetative cycle (before flowering) than in later stages. The plant's use of P increases when it begins to flower, while the need for K increases after fertilization to aid flower formation and seed production. » (p. 157)

L2.26: Trop de nutriments
« To save plants suffering from toxic overdoses of nutrients, run plain water through the system to flush out the medium so the nutrient concentration becomes diluted. When this happen, the process reverses and the plant is able to pull water inside, once again becoming turgid. » (p. 163)

L2.27: Température
« Marijuana grows well in moderate temperatures - between 70 and 85°F (21 - 29°C) » (p. 181)

L2.28: Une bonne circulation d'air
« Good air flow within the growing space is important to the plants' health. Plants depends on the air movement to grow strong and vigorously. » (p. 187)

L2.29: Graines vs clones
« Plants from seeds grow a better taproot than clones. The taproot is the equivalent of the main stem. [...] Seeds are free from disease and pests, including viruses. Clones can transfer both pests and disease. [...] Growing from seed is more adventurous, because you are not sure exactly how the plants will turn out. [...] Feminized seeds have been bred to produce only females plants. They are the solution to the problem of sexing males since all the plants are females. Germinating seeds is a more delicate operation than transplanting clones. Seeds take longer to grow because rooted clones are already biologically mature and have a headstart on root development. [...]

Clones are taken from female plants so they are female, too. [...] Clones can carry diseases and pests that can infect your whole garden. [...] Clones do not grow vigorously as seed grown plants, espacially outdoors, because clones do not grow a taproot. » (p. 316 - 317)

L2.30: Prête pour la transplantation
« Seedlings or clones are ready to transplant when they have developed a network of roots and several sets of leavesand are able to cope with and take advantage of the environment. » (p. 325 - 326)

L2.31: Des plantes plus fortes
« One strategy for taking advantage of this is to grow plants indoors until they reach the desired size, then set them outside to flower. They will grow another 25-50% larger during their flowering period. » (p. 334)

L2.32: Endurcir la plante
« One method of bending the branch is called crimping. The goal of this technique is to stress the branch by twisting top stems so the plant repairs the damage quickly. The stem remains bent and the repaired area is stronger than it was before it was treated. » (p. 350)

L2.33: Déclenchement de floraison
« Marijuana is a short-day plant. As the days get shorter, marijuana determines when to flower based on the number of hours it receives of uninterrupted darkness. » (p. 355)

L2.34: Étapes de floraison
« Over a preiod of several weeks, the clusters grow thick with unfertilized flowers forming at each leaf node along the branches and main stem. The buds fill out with fresh, moist stigmas reaching out for pollen. [...] Flower ripening starts between the fifth and eighth week. The calyxes (ovaries) start to swell. These are false seed pods; the flowers have not been fertilized and no seed can develop. [...] The trichomes become more prominent and stand more erect. The cap that tops each one swells with resins. The viscous, sticky liquid contains terpenes and cannabinoids such as THC, which are produced on the inside membrane of the trichome cap. As the resin accumulates in the cap, the flowers' odor becomes more intense. [...] Under magnification, you can see the individual glands turn from clear to amber or a cloudy white as they mature. There colors indicate that the THC is beginning to degrade into two other cannabinoids, CBL and CBN, which are not nearly as powerful as THC. When they begin to change from clear to amber or cloudy white, the buds should be harvested. » (p. 365 - 366)

L2.35: Quand tailler
« The best time to manicure is when the plants are freshly picked. Fresh, "wet" vegetation is turgid while it is being clipped so it is easy to handle. Just as important, the trichomes that hold the THC and the terpenes are pliable rather than brittle, and are more likely to stay attached to the plant. » (p. 393)

L2.36: Entreposage
« Storing the fresh harvest in the low 60s°F (15-16°C) reduces moisture loss considerably, but storage at this temperature makes the buds susceptible to mold. Lowering the temperature to the 50s°F (10-15°C) keeps the vegetation fresh. Strong air circulation helps keep the buds from being attacked. » (p. 398 - 399)

L2.37: Le traitement
« The manicured bud is either placed in boxes or trays in a shallow layer, so all of the buds have access to air or it is hung to dry. Fans circulate the air. Ventilation fans provide, cool, dry air, and dehumidifiers remove the moisture. » (p. 399)

L2.38: Entreposage (suite)
« Keep the curing space dimly lit and the air constantly circulating. It is important to regulate the humidity so it stays between 45-55%. » (p. 406)

L2.39: Kief
« Kief ia a powder that consists of the loose glands removed from marijuana buds and plant material. It looks like minute grains of sand. [...] Countries close to the 30th parallel, including Afghanistan, Lebanon, Morocco and Nepal have traditionally made kief as the first step to making hashish. [...] The simplest way to make it is to use a silk scarf stretched tightly over a bowl. The fine weave of the cloth allows the THC to pass through, separating them from the vegetative material. [...] Glands range between 75-125 microns in size. » (p. 428 - 429)

L2.40: Hash2O
« The quality of water hash, especially from the finest grade material, is impressive. Of course, as with the other processes, the high produced from water hash depends upon the quality of the plants being used. Processing plant material with water yields hash that has been washed free of contaminants: green plant matter, mold, fungi and chemicals. » (p. 433)

L2.41: Étapes du haschich
« Making hashish is a two-step process. In step one, the glands are collected. All collection methods yield a consumable product, but it is not yet hashish. Hashish involves a second step: compressing the collected material into bricks or balls. » (p. 436)

L2.42: Décarboxylation
« To decarboxylate is to remove the carbonate molecule. This simply means breaking the bond between COOH molecule and the THC molecule. This is usually accomplished through mild heat. [...] Converting THC-A through decarboxylation improves the available THC content, sometimes called "potentiating" the THC. » (p. 441)

L2.43: Seuil d'ébulition du THC
« THC has a boiling temperature of 392°F (200°C). Once it reaches or passes this temperature, it begins evaporating into the air. » (p. 443)

L2.44: L'infusion d'un corps gras
« To make edibles it is easiest to use infused butter. The key to making good, potent butter is to cook on low heat for a longer amount of time. » (p. 443)


Ouvrage réalisé par Dana Larsen, un activiste très présent dans la culture du cannabis au Canada. Dessiné par Patrick Dowers, ce livre reccueille une foule d'information relative à l'histoire de la plante de cannabis au Canada, ses origines et son influence mondiale. Larsen laisse toutes ses sources facilement accessibles sur son site web de vente en ligne.


L4.1: L'appelation Sativa & Indica
Pendant de nombreuses décennies, les botanistes distinguaient deux espèces dans le genre Cannabis, l'une sativa - cultivée pour la fibre ou les graines - l'autre indica, ou des Indes, riches en substances psychotropes. La réalité est moins nette, car bien des variétés et formes de C. sativa contiennent des concentrations plus ou moins importantes de ces substances. La dernière révision simplifie le classement puisqu'il ne subsiste qu'une seule espèce, Cannabis sativa avec des sous-espèces et variétés. Ainsi C. indica est incluse dans C. sativa ! » (p.14)

L4.2: La fibre du chanvre
« La fibre issue de la tige rigide peut être transformée en un fil suffisamment résistant pour la confection de toiles et de cordages, [...] C'est grâce à ces fibres que les Chinois, avant l'ère chrétienne, mettent au point une pâte qui permet de fabriquer un nouveau matériau, le papier. » (p.25)

L4.3: La migration du chanvre
« [...] entre le VIIe et le XIe siècle, les caravanes arabes venant des côtes orientales de l'Afrique commercent avec les populations des côtes occidentales. Ces caravanes vont progressivement introduire sur le continent africain, un certain nombre de plantes [...]. Le chanvre a certainement suivi le même trajet. » (p.50)

L4.4: Une culture essentielle
« Toutes les colonies anglaises ou françaises de la côte est de l'Amérique du Nord du Québec à la Louisiane cultiveront du chanvre dès les premières décennies du XVIIe siècle afin de satisfaire les besoins grandissant en toiles et cordage. » (p.52)

L4.5: Gros joueurs, pour la prohibition
« [...] en 1937, la société américaine Du Pont de Nemours dépose des brevets pour la production de fibres synthétiques issues du pétrole et de pâte à papier à partir de bois. Cette société dépose en 1938 le brevet sur le nylon. Avec l'adoption en 1937 par les États-Unis d'Amérique du Marijuana Tax Act [...] et la pression des industriels, Cannabis sp. est interdit de culture sur l'ensemble du territoire américain. Tout semble en place pour discréditer toute la filière du chanvre ! » (p.111)

L4.6: Plus écologique que le coton
« À une époque où la recherche d'une meilleure protection de l'environnement devient une absolue nécessité, avec peu d'intrants et encore moins de pesticides, la culture du chanvre s'avère beaucoup plus écologique que bien d'autres plantes alimentaires ou textiles dont le coton. » (p.114)

L4.7: Les multiples utilités de l'huile de chanvre
« Quant aux graines ou chènevis, outre son usage traditionnel de nourriture des oiseaux, deux autres orientations se détachent. La première est agroalimentaire avec la production d'huile et de farine, [...] La seconde est industrielle. L'huile retrouve un usage ancien et traditionnel, celui de l'industrie des vernis et peintures. Mais un autre plus récent se développe, celui des produits cosmétiques, crèmes et huiles corporelles, ou de la parfurmerie. » (p.118)

L4.8: La valeur du cannabis
« [...] le plus étonnant, c'est la valeur brute à la production qui dépasserait les 300 milliards de dollars (valeur 2014), soit un revenu annuel à l'hectare de l'ordre de 477 000 dollars.(http://www.visualcapitalist.com/the-worlds-most-valuable-cash-crop/ - Jeff Desjardins, nov. 2014) D'après cette étude, aucune autre culture ne rivalise en termes de revenu à l'hectare! » (p.119)

L4.9: Une plante sacrée
« Le premier texte hindouiste mentionnant le cannabis comme l'une des cinq plantes sacrées en Inde et au Népal, est l'Artharva-Veda (fin du second millénaire av. J.-C.). Trois modes de consommation sont indiqués, par infusion des feuilles et sommités fleuries, le bhang, en fumant ces mêmes parties, la ganja ou en utilisant de la résine , le charas. » (p.126)

L4.10: Dans la culture persane
« En Perse, à l'apogée de la littérature classique (du Xe au XIVe siècle), le cannabis est cité dans la poésie à dimension mystique et son usage est essentiellement d'ordre spirituel. Durant les périodes Safavide et Qajar, soit de 1501 à 1925, la consommation de cannabis devient très importante et ce, dans les différentes couches de la société. Il était fumé dans des pipes à longs tuyaux et petits fourneaux ou dans des pipes à eau. » (p.126)

L4.11: Le psychotrope dans la société occidentale
« Depuis la Campagne d'Égypte (1798-1801) de Bonaparte, l'Orient, ses mystères et les phantasmes qui y sont associés se sont petit à petit révélés à la société européenne. Dès les années 1840, une lente percée de l'usage du cannabis touche les couches aisées de ladite société. C'est ainsi qu'artistes, écrivains, poètes, scientifiques vont fréquenter de 1844 à 1849 les séances mensuelles du club des Haschichins [...] » (p.129)

L4.12: Production et exportation à la fin du XIXe siècle
« L'usage du cannabis est si bien installé en Europe occidentale que les pays producteurs du Levant, de l'empire Ottoman à l'Égypte et ceux de l'Asie dont l'Afghanistan augmentent les surfaces en culture afin de satisfaire la demande intérieure mais surtout extérieure croissante. En Amérique du Nord, les Mexicains débutent les cultures de cannabis et organisent l'exportation des sommités fleuries vers le Texas dans les premières années du XXe siècle. L'origine du mot marijuana et de son emploi est mexicaine. À l'origine c'était une cigarette de mauvaise qualité! » (p.132)

L4.13: Installation de la prohibition américaine
« De plus, la marijuana est consommée par les populations noires, par les musiciens de jazz et de blues et la police de la Nouvelle-Orléans rapporte que 60% des crimes sont commis par des personnes sous l'emprise du cannabis. Il n'en faut pas plus pour que des campagnes soient lancées à la fin des années 1930 par le bureau fédéral des narcotiques avec des slogans comme « la marijuana est un narcotique puissant qui pousse au meurtre et conduit à la folie et à la mort. » Dans sa majorité, la presse relaie cette campagne et associe violence et cannabis. C'est ainsi qu'en 1937, les États-Unis promulguent au niveau fédéral, le Marijuana Tax Act rendant illicites l'usage des drogues et la culture du chanvre. » (p.137)

L4.14: De la manifestation collective à la discrétion individuelle
« Pour le mouvement hippie, le cannabis symbolise une forme hédoniste de la société, un refus d'une certaine société de consommation, d'un mode de vie basé sur l'unique réussite individuelle. Ainsi dans la société occidentale, naît autour du cannabis une vision collective du monde. [...] À partir des années 1980, ces mouvements se délitent et la consommation revêt un caractère plus individuel, loin et en dehors des mouvements contestataires à caractère politique ou sociétal. [...] [L]a consommation prend une forme de discrétion, est entrée dans une sphère privée, ce qui apparemment n'a aucune conséquence sur les quantités consommées annuellement. » (p.138 - 139)


L5.1: Le cannabis dans la culture chinoise depuis des millénaires
« That the psycho-pharmacological properties of the plant (commonly called hashish, marijuana, etc.) were known in the Han or before is clear from the statement in the Shen Nung Pên Tshao Ching under ma fen (hemp seeds) [...] Later on, ma hua, 'hemp flowers', became yet another synonym. All this is understandable because the traditional hashish of the Middle East and India used by smokers is the dried inflorescences of the female plant, containing undeveloped seeds and rich in the pharmaco-dynamic resins. » (p.150 - 151)


L6: Les premiers hotbox...
« Les Scythes prennent de la graine de chanvre, et, s'étant glissés sous ces tentes de laine foulée, ils mettent de cette graine sur des pierres rougies au feu. Lorsqu'elle commence à brûler, elle répand une si grande vapeur, qu'il n'y a point, en Grèce, d'étuve qui ait plus de force. Les Scythes, étourdis par cette vapeur, jettent des cris confus. » (p.177)


L7.1: L'expérience d'une infirmière praticienne (Étude de l'Université McGill en 2015)
« Je l'admets, j'entretenais certains préjugés à l'égard des personnes qui consomment du cannabis à des fins « dites » médicales. Peut-être que cette substance pouvait les amener assez « dans les vapes » pour qu'ils oublient leur état ou leur mal être... [...] Durant une année, j'ai assuré le suivi médical de plus d'une centaine de patients. [...] À de nombreuses occasions, je les ai vus se tranformer d'une visite médicale à l'autre : leurs douleurs étaient mieux soulagées, ils étaient moins anxieux, moins spastiques, beaucoup avaient retrouvé une qualité de vie perdue depuis longtemps. Certains affirmaient même sans équivoque que l'usage du cannabis à des fins médicales avait changé leur vie, pour le mieux. » (p.16)

L7.2: Aucun risque de surdose
« Dans un contexte social où les surdoses de narcotiques et les risques causés par la polypharmacie font de plus en plus de victimes chez les personnes âgées, le cannabis s'avère plus sécuritaire : le tronc cérébral, siège du réflexe respiratoire, n'a pas de récepteurs cannabinoïdes. Cela signifie que le cannabis, même à fortes doses, ne peut induire de dépression respiratoire. » (p. 18)

L7.3: L'étranger dans le monde médical
« Toutefois, il m'apparaissait que le plus grand frein pour l'accès à ce nouveau traitement thérapeutique était la méconnaissance par le monde médical du système endocannabinoïdes - un ensemble de récepteurs cellulaires et de molécules situés dans notre corps - et des bienfaits du cannabis. » (p. 19)

L7.4: Les fonctions du système cannabinoïdes
« [...] C'est lui qui réagit à l'absorption de cannabis. Sa découverte étant relativement récente, nous commençons à peine à comprendre son mécanisme. Il serait à l'origine du processus de régulation qui permet de conserver le fonctionnement normal de l'organisme, soit l'harmonie entre le corps et l'esprit. Ce système peut présenter des défaillances qui affectent l'appétit, la digestion, l'énergie, le sommeil, la douleur et plus encoore. [...] Les deux récepteurs principaux sont les CB1 et CB2. [...] Ces récepteurs réagissent aux endocannabinoïdes produits par la corps et aux phytocannabinoïdes produits par les plantes. L'utilisation de cannabis peut alors compenser certaines carences en endocannabinoïdes et régulariser le système en se fixant aux récepteurs de notre corps et de notre cerveau. » (p. 41 - 42)

L7.5: Les vertus du THC
« Le THC, bien que responsable des effets psychoactifs du cannabis, possède aussi des vertus thérapeutiques. Il peut agir notamment sur la douleur, l'appétit, la relaxation, les spasmes et le sommeil. » (p. 43)

L7.6: L'huile de cannabis comestible
« Non seulement on évite ainsi les effets nocifs de l'inhalation, mais, comme vous le savez maintenant, lorsqu'il est absorbé par le système digestif ses bienfaits peuvent durer de six à dix heures, selon le métabolisme de chacun. » (p. 43)

L7.7: Moins d'effets avec le CBD
« [...] [L]e CBD possède une propriété antipsychotique qui peut contrebalancerles effes euphoriques du THC et atténuer certains de ses effets secondaires. » (p. 43)

L7.8: L'importance du dosage
« J'ai graduellement augmenté à 1 ml, puis à 2 ml, et là, bingo ! Je venais de trouver la dose miracle pour moi. [...] J'ai su plus tard que cette période d'essais-erreurs s'appelle le « titrage » et fait partie du processus normal de l'usage de cannabis thérapeutique. La recherche n'en étant encore qu'à ses balbutiements, il n'y a pas de protocole bien établi ou de posologie universelle, il faut donc que chaque patient trouve le bon produit et la bonne dose pour lui, l'idée étant de découvrir le dosage minimal qui apporte le soulagement voulu. » (p. 44)

L7.9: Mauvaise expérience
« Le désavantage des gélules est qu'on ne peut les couper en deux. On contrôle donc moins bien le dosage qu'avec la pipette graduée. [...] Contrairement à la croyance populaire, on ne peut pas faire une overdose de cannabis, et les effets désagréables d'une dose trop forte de T[HC] se résorbent complètement au bout de quelques heures, sans laisser de traces. » (p. 45)

L7.10: Les multiples cannabinoïdes
« Outre le THC et le CBD, les études s'intéressent de plus en plus à de nouveaux cannabinoïdes - rappelez-vous qu'il y en a plus d'une centaine -, particulièrement le CBN, le CBG et le CBC. Le cannabinol (CBN) vient d'une forme d'oxydation du THC. Il aurait des propriétés psychoactives, mais moins fortes que celles du THC, et pourrait favoriser le sommeil et la détente. Le cannabigerol (CBG) est un cannabinoïde non psychoactif, comme le CBD, qui pourrait soulager la douleur et l'inflammation, puisqu'il a des propriétés analgésiques et antibiotiques. Le CBG pourrait aussi soulager le psoriasis. Ce cannabinoïde va sûrement gagner en popularité, car les chercheurs s'y intéressent pour son grand potentiel, entre autres sur le cancer et les maladies inflammatoires. » (p. 60)

L7.11: Description des terpènes
« Les terpènes sont des composés aromatiques présents dans des milliers d'espèces de plantes et sont à l'origine de leurs saveurs et de leurs parfums. On leur reconnaît de plus en plus de propriétés médicinales, et la recherche sur les effets thérapeutiques du cannabis s'y intéresse de plus en plus. [...] Ils varient selon la souche de la plante et sont influencés par l'environnement, le climat, la composition du sol et les fertilisants utilisés lors de la culture. C'est une question de terroir, comme pour les autres plantes. » (p. 61 - 62)

L7.12: L'effet d'entourage
« Dans tous les cas, il faut considérer l'ensemble des facteurs qui contribuent aux effets du cannabis. C'est ce qu'on appelle « l'effet d'entourage ». En fait, il s'agit de la théorie selon laquelle la combinaison des différents éléments de la plante de cannabis est plus efficace que les cannabinoïdes pris de façon isolée. C'est la synergie des cannabinoïdes et des terpènes qui tendrait à en amplifier les effets. » (p. 65)

L7.13: Classification Sativa/Indica/hybrides
« Mais la différence entre les effets des plantes de ces deux souches [(Sativa et Indica)] est souvent subtile, c'est pourquoi plusieurs réfutent leur efficacité réelle. » (p. 66)

L7.14: Chacun son expérience
« Les effets du cannabis dépendent d'une foule de facteurs comme la génétique de la plante et la façon dont elle a été cultivée. Le mode de consommation du cannabis, sa concentration, son dosage et notre propre métabolisme auront une influence directe sur les effets ressentis. » (p. 67)

L7.15: Devenir producteur médical
« Ne devient pas producteur qui veut ! Les étapes à franchir sont nombreuses et laborieuses avant de pouvoir obtenir le droit de produire des huiles de cannabis à des fins médicinales. » (p. 80)

L7.16: Premières expériences et environnement
« [...] [I]l revient à chacun de trouver la posologie qui lui convient le mieux, l'objectif étant de trouver la plus petite dose qui apporte les bienfaits désirés. Il est recommandé d'amorcer ses essais dans un environnement confortable et sécuritaire. » (p. 88)

L7.17: Abstinence dans certains cas
« Les personnes qui présentent une psychose, de la bipolarité ou une schizophrénie devraient aussi s'abstenir de consommer du cannabis, une surconsommation de THC pouvant déclencher une psychose chez les gens qui ont déjà eu des épisodes par le passé. » (p. 102)

L7.18: Cannabis et médicament
« Le THC du cannabis peut entrer en interaction avec les médicaments [...] D'où l'importance d'aviser son pharmacien de sa consommation de cannabis. Celle-ci peut entraîner une chûte de la tension artérielle ou des palpitations. » (p. 104)

L7.19: Consommation accrue et sevrage
« [...] [L]a consommation à long terme de produits de cannabis à concentration élevée de THC peut entraîner de l'irritabilité, de l'anxiété, de l'insomnie ou une perte d'appétit si on cesse d'en prendre du jour au lendemain. Toutefois on parle ici d'une consommation prolongée et soutenue à doses importantes. » (p. 104)

L7.20: L'union fait la force
« On note toutefois qu'un patient qui utilise l'huile de CBD tous les jours verra peut-être son efficacité diminuer à la longue. Il est alors recommandé d'introduire une petite dose de THC afin de réactiver le CBD. » (p. 105)

L7.21: Décarboxylation du cannabis
« Il s'agit d'une réaction chimique qui se produit lorsque le cannabis est chauffé et qui élimine un groupe d'acides carboxyliques de sa composition moléculaire, le rendant ainsi plus puissant. Le CBDA et le THCA contenus dans les trichomes de la fleur deviendront du CBD et du THC. » (p. 124)


Certainement l'un des ouvrages les plus influents dans la culture du cannabis. Écrit par Jack Herer, auteur et activiste, le livre contient de nombreuses informations historiques relatives à la plante de cannabis.

L8.1: Les multiples noms de la plante de cannabis
« Cannabis Sativa L.
Also known as: Hemp, cannabis hemp, Indian (India) hemp, true hemp, muggles, weed, pot, marijuana, reefer, grass, ganja, bhang, "the kind," dagga, herb, etc., all names for exactly the same plant! » (p. 2 - 3)


Best seller publié en 1983 et traitant de la culture de cannabis intérieure, cet ouvrage est cité comme étant un guide complet pour permettre à qui que ce soit de cultiver ses propres fleurs. Jorge Cervantes reste encore aujourd'hui une figure importante de cette culture autrefois plus clandestine, en plus de publier régulièrement du nouveau contenu vidéo sur sa chaîne youtube entre autres.



RECHERCHES/RAPPORTS

RR1.1: Une recherche ayant plus de données
« Marijuana smoke contains many of the same constituents as tobacco smoke, but it is unclear whether smoking marijuana causes pulmonary damage similar to that caused by tobacco. Prior studies of marijuana smokers have demonstrated consistent evidence of airway mucosal injury and inflammation as well as increased respiratory symptoms such as cough, phlegm production, and wheeze, similar to that seen in tobacco smokers. However, analyses of pulmonary function and lung disease have failed to detect clear adverse effects of marijuana use on pulmonary function. » (Section Abstract)

RR1.2: Capacité légèrement augmentée à 7/joints-années (= 1 joint par jour, pendant 7 ans)
« A joint-year is defined as the amount of marijuana a person would take in if they smoke 1 joint each day, for a year. I don't necessarely think that it's moderate use to get up to 7 joint-years, but that's how we termed with the study. At up to 7 joint-years of exposure to marijuana, there was a tendancy for both airflow rates and for lung volumes to increase with increasing exposure to marijuana. That was quite different with what we saw with tobacco where there was declines with both airflow rates and lung volumes. » (lien vidéo à 2mins24sec.)


RR2.1: Les conclusions de la recherche
« Our results may have been affected by selection bias or error in measuring lifetime exposure and confounder histories; but they suggest that the association of these cancers with marijuana, even long-term or heavy use, is not strong and may be below practically detectable limits. » (Section Abstract)

RR2.2: Une recherche ayant plus de données
« A major limitation of previous studies was the relative lack of subjects with use >10 joint-years, which limited their power to detect effects. In contrast, we had ample numbers of such users for oral and lung cancers. Nonetheless, and contrary to our expectations, we found no positive associations between marijuana use and lung or UAT cancers. » (Section Discussion)

1: IARC, Lyon, France; 2: Department of Epidemiology, School of Public Health, and Comprehensive Cancer Center, University of Michigan, Ann Arbor, Michigan; 3: Department of Epidemiology and Population Health, Albert Einstein College of Medicine of the Yeshiva University, Bronx, New York; 4: Division of Pulmonary and Critical Care Medicine, David Geffen School of Medicine at UCLA; 5: Department of Epidemiology, University of California, Los Angeles School of Public Health; 6: Department of Preventive Medicine, Keck School of Medicine at University of Southern California; and 7: Department of Statistics, University of California, Los Angeles, California


RR3.1: Durée dans l'organisme et des effets
« L’élimination du THC par l’organisme est lente et les métabolites inactifs du THC peuvent être détectés dans les urines jusqu’à 27 jours après consommation dans le cas des usagers réguliers. Les effets psychoactifs durent en général de 2 à 3heures après consommation et jusqu’à 5 à 7 heures. » (p. 15)

RR3.2: La limite d'âge proposée par les sénateurs
« Permettre aux personnes de plus de 16 ans de se procurer du cannabis et ses dérivés dans des centres de distribution dûment licenciés ; » (Section: But généraux du projet de loi, p. 56)


RR4.1:
« They are a subset of the 80-100 terpene-derived molecules found only in cannabis plants. Thus, all cannabinoids are terpenoids, but not all terpenoids are cannabinoids » (p. 3)

RR4.2:
« Decarboxylation is the conversion of a cannabinoid from its acid form to its neutral form, which occurs during heat exposure. For example, Delta-9-THC is the result of THC-A (‘A’ for acid) decarboxylating. [...] Only ∆9-THC causes the euphoric sensation associated with cannabis and THC-A is not psychoactive! » (p. 3)


RR5.1: L'influence du CBD
« CBD possesses sedative properties (Carlini and Cunha, 1981), and a clini-cal trial showed that it reduces the anxiety and other unpleasant psychologicalside effects provoked by pure THC (Zuardi et al. 1982). » (p. 106)

RR5.2: Distillation des terpènes
« The unique smell of cannabis does not arise from cannabinoids, but from over 100 terpenoid compounds (Turner et al. 1980). [...] These compounds are easily extracted from plant material by steam distillation or vaporization. This distillate is called the essential oil or volatile oil of the plant. » (p. 109)

RR5.3: L'importance du séchage
« Drying the plant material led to a loss of water content and net weight, concentrating the essential oil to 0.80% in buds that had been dried at room temperature for one week (Ross and ElSohly 1966). » (p. 109)

RR5.4: La place de la myrcène
« Myrcene, specifically β-myrcene, a noncyclic monoterpene, is the most abundant terpenoid produced by cannabis (Ross and ElSohly 1996; Mediavillaand Steinemann 1997). It also occurs in high concentrations in hops (Humuluslupulus) and lemongrass (Cymbopogon citratus). Myrcene is a potent analgesic, acting at central sites that are antagonized by naloxone (Rao et al. 1990). » (p. 114)


RR6.1: Certains symptômes pour les fumeurs, mais réversibles
« Des données cohérentes relient le fait de fumer du cannabis et une incidence supérieure de toux, de respiration sifflante, d’aggravation de l’asthme, de mal de gorge, de gêne respiratoire, d’essoufflement et d’enrouement. [...] De récentes données probantes indiquent qu’arrêter de fumer du cannabis peut inverser certains des symptômes respiratoires indésirables associés à cette pratique. » (p. 1)

RR6.2: Ressemblances au niveau des composantes chimiques (tabac et cannabis)
« La fumée de cannabis contient un grand nombre des mêmes substances chimiques que la fumée de tabac, dont plusieurs sont des agents cancérigènes connus. Les données tentant de démontrer un lien entre la fumée de cannabis et des maladies graves comme le cancer du poumon demeurent inconcluantes. Il sera nécessaire de mener d’autres recherches pour définir clairement si la fumée de cannabis est un facteur de causalité du cancer du poumon. » (p. 1)

RR6.3: Les données ne présentant pas de lien avec des maladies graves
« Des données cohérentes indiquent que le cannabis fumé est associé à des modifications prémalignes cancéreuses dans les poumons (Hall et Degenhardt, 2014; Mehra et coll., 2006). Malgré ces preuves, des études ayant tenté d’établir une relation entre le cannabis fumé et le cancer du poumon en tenant compte de l’usage de tabac n’ont relevé aucune relation ou seulement une relation faible, surtout chez les personnes qui consomment occasionnellement ou modérément (Tashkin, 2013; Mehra et coll., 2006). [...] L’International Lung Cancer Consortium (ILCC), groupe international de chercheurs sur le cancer du poumon, a effectué une analyse regroupée de 2 159 cas de cancer du poumon et les a comparés à 2 985 cas témoins. L’ILCC n’a relevé que peu, voire aucune, relation significative entre le cannabis fumé et le cancer du poumon tout en notant une faible tendance à la hausse de l’incidence de cancer du poumon chez les personnes qui fumaient régulièrement de grandes quantités de cannabis, groupe plutôt petit en outre (Zhang et coll., 2015). » (p. 4 - 5)


RR7.1: Affecte les poumons, mais pas de lien avec des anomalies pulmonaires
« Regular smoking of marijuana by itself causes visible and microscopic injury to the large airways that is consistently associated with an increased likelihood of symptoms of chronic bronchitis that subside after cessation of use. On the other hand, habitual use of marijuana alone does not appear to lead to significant abnormalities in lung function when assessed either cross-sectionally or longitudinally, except for possible increases in lung volumes and modest increases in airway resistance of unclear clinical significance. Therefore, no clear link to chronic obstructive pulmonary disease has been established. » (Section Abstract)

RR7.2: La différence entre cannabis vs tabac
Although marijuana smoke contains a number of carcinogens and cocarcinogens, findings from a limited number of well-designed epidemiological studies do not suggest an increased risk for the development of either lung or upper airway cancer from light or moderate use, although evidence is mixed concerning possible carcinogenic risks of heavy, long-term use. Although regular marijuana smoking leads to bronchial epithelial ciliary loss and impairs the microbicidal function of alveolar macrophages, evidence is inconclusive regarding possible associated risks for lower respiratory tract infection. Several case reports have implicated marijuana smoking as an etiologic factor in pneumothorax/pneumomediastinum and bullous lung disease, although evidence of a possible causal link from epidemiologic studies is lacking. In summary, the accumulated weight of evidence implies far lower risks for pulmonary complications of even regular heavy use of marijuana compared with the grave pulmonary consequences of tobacco. » (Section Abstract)



DOCUMENTAIRES/CONFÉRENCES

DC1.1: Augmentation du nombre de consommateurs
« In 1937, there were estimated to be 55,000 marijuana users, and now there are estimated to be more than 50 million of them. That's a 100,000% increase. » (6mins. 44secs.)
- Ed Rosenthal, Activiste et expert cultivateur

DC1.2: Les lois n'affectent pas la consommation
« Whether the drug is criminalized or decriminalized does not affect the rates of smoking of cannabis, either of uptake or of discontinuation. » (7 mins. 1 sec.)
- Dr. Perry Kendall, British Columbia Provincial Health Officer

DC1.3: Mauvaise étude sur les cellules du cerveau? (1974, Heath-Tulane study)
« [...] They suffocated the monkeys. What they did is they put these gas masks, basically on their face, and they pumped pot into it, but without additional oxygen, so after "X" amount of time, the brain shut down. Well, if you suffocate, the first thing that's gonna happen is your brain cells are gonna die with lack of oxygen. So what they did is they suffocated the monkey, showed all these dead brain cells, and then went on to associate it by saying that cannabis use causes your brain cells to die. And how many people, not knowing the origin of the study, have gone on to quote it and re-quote it, and now people believe it. » (8mins. 46secs.)
- Todd McCormick, Author of "How to Grow Medicinal Marijuana"

DC1.4: Soupçons non fondés?
« In the 1999 study by the Institute of Medicine that was paid for by the United States Government, they had to use words like "may" and "should" cause cancer. » (9mins. 30secs.)
- Todd McCormick, Author of "How to Grow Medicinal Marijuana"

DC1.5: La fumée est nocif, plus que le cannabis en soit
« Smoking it can be harmful because of the properties of smoke! » (9mins. 57secs.)
- Dr. Paul Hornby, PhD Biochemist & Human Pathologist

DC1.6: Après des milliers d'années de consommation...
« People said, "Well, you don’t know, we haven’t been smoking it long enough. Look what happened with cigarettes. We've had about four decades, more than four decades of experience. If this was gonna show up, it should have shown up by now » (10mins. 8secs.)
- Lester Grinspoon, MD, Professor Emeritus, Harvard Medical School

DC1.7: Aucune mort reliée
« There are no deaths from cannabis use anywhere. You can't find one. » (12mins. 40secs.)
- Lester Grinspoon, MD, Professor Emeritus, Harvard Medical School

DC1.8: La dose létale nécessaire
« I've heard that you have to smoke something like 15,000 joints in 20 minutes to get a toxic amount of delta 9-tetrahydracannabinol. I challenge anybody to do that. » (13mins.)
- Dr. Paul Hornby, PhD Biochemist & Human Pathologist

DC1.9: La dose létale nécessaire (suite)
« And even in the animal studies, where people have loaded the animals up with doses that would be hundreds of times what a human could possibly be exposed to, no, animals don't die. The LD50 seems to be astronomical. » (13mins. 9secs.)
- Dr. Perry Kendall, British Columbia Provincial Health Officer

DC1.10: La dépendance au cannabis
« Anybody who is at all sophisticated about marijuana would rate them the way two researchers were asked to rate drugs in order of addiction. Nicotine was one, alcohol was two. Then heroin, then cocaine, then coffee, and then marijuana. There may have been a couple of other drugs, but marijuana was at the very bottom. Below coffee. » (14mins. 58secs.)
- Lester Grinspoon, MD, Professor Emeritus, Harvard Medical School

DC1.11: La dépendance au cannabis (suite)
« If you use marijuana on a daily basis for a year or so, and you stop using it, you're gonna notice some differences, but nothing like the kind of withdrawal people will experience withdrawing from either tobacco or heroin. » (15mins. 57secs.)
- Neil Boyd, Professor of Criminology, Simon Fraser University, author of "High Society"

DC1.12: Une drogue encourageant la consommation d'autres drogues
« I drink alcohol, that's my drug of choice. It could be said I started on milk. I mean, this is crazy. If I use marijuana, why does that automatically make me a candidate to black-tar heroin ? It's a nonsensical argument. » (17mins. 39secs.)
- Norm Stamper, PhD, Seattle Police Chief (1994 - 2000)

DC1.13: Une drogue encourageant la consommation d'autres drogues (suite))
« So if you have a black market, and you have a dealer that's dealing in marijuana and LSD and everything else, and the dealer might say to you, "Hey, you wanna try something stronger ?" Well, in that sense, because of the black market, because of Prohibition, people may be more susceptible to seeing these other drugs and being willing to try these other drugs. » (18mins. 5secs.)
- John Conroy, QC, Criminal Defense Lawyer

DC1.14: Les variétés puissantes d'autrefois
« Any time you got a bag of Columbian dope 20 years ago, it was way better than the Mexican shwag that you normally got, so there's always been a range of THC in plants. And the fact that we can now grow stuff that's equivalent of what Columbian was, 20 years, well, it doesn't mean that we're boosting THC to unheard-of levels. It just means, you know, "Hi, there are some nuances in this discussion that people should be aware of." » (20mins. 29secs.)
- Ian Mulgrew, Vancouver Sun Columnist, Author of "Bud Inc".

DC1.15: Les multiples propriétés médicales
« Is there a product out there today that provides as many medical benefits as cannabis? - Host
No. [...] It remains an un-utilized major resource. » (1h. 21mins. 50secs.)
- Dr. Tod Mikuriya, MD, Former national administrator of the U.S. Gov's marijuana research programs and Dr. Paul Hornby, PhD Biochemist & Human Pathologist

DC1.16: À quand la fin de la prohibition?
« When I published "Marijuana Reconsidered," I, in the last chapter, predicted that once people understood these things about marijuana, the Prohibition would be gone, and it would be gone in ten years. Carl Sagan, who was a very good friend of mine, read the manuscript and he said, "Lester, you're so pessimistic, ten years ?" You know, well, here we are, you know... 45 years later, and nothing has happened. Nonetheless, it can't help but happen. I mean, you can't sustain a lie like that forever.» (1h. 41mins. 12secs.)
- Lester Grinspoon, MD, Professor Emeritus, Harvard Medical School


DC2.1: Un choix de société
« We cannot live in a free society and a drug-free society at the same time. »
- Lester Grinspoon, MD, Professor Emeritus, Harvard Medical School


DC3.1: Variétés primitives
« So Arjan decided that we would suspend our search for the Limon Verde and head North to the city of Santa Marta to look for the other two landraces we were after : Punta Roja and Colombian Gold. » (10mins. 6secs.)


DC4.1: La distillation
« Dans le fond, tu vois une recondensation des terpènes. C'est les huiles essentielles de la plante qui sont poussées par une vapeur par en-dessous. » (14mins. 27secs.)



ARTICLES/JOURNAUX

AR1.1: Une industrie réservée à une élite
« De son côté, Line Beauschesne, professeure titulaire au Département de criminologie à l'Université d'Ottawa, a plus de réserves quant aux entreprises intéressées a obtenir un permis de producteur. Elle explique que les normes gouvernementales rigoureuses concernant la culture et les sommes énormes à investir pour démarrer la production de cannabis ne rendront pas l'exercice facile pour les producteurs qui désirent tenter l'aventure. » (p.27)
- Gaétan Deschênes, journaliste

AR1.2: Les gros joueurs déjà en place pour la légalisation
« Colette Rivet, directrice générale de l'association Cannabis Canada, reconnaît d'ailleurs que les entreprises qui ont déjà leur permis pour le cannabis médical ont l'intention d'occuper le terrain pour le cannabis récréatif. [...] Au moment de mettre sous presse, 45 licences avaient été autorisées pour des fins médicales dont 26 en Ontario, dix en Colombie-Britannique et une seule au Québec. » (p. 27)
- Gaétan Deschênes, journaliste

AR1.3: Peu d'enthousiastes au Québec
« Plutôt tiède, c'est ainsi que l'on pourrait qualifier jusqu'à présent l'intérêt des producteurs québécois pour le cannabis. [...] Selon le président de Les Producteurs en Serre du Québec, André Mousseau, [...] « Notre organisme fera tous les efforts pour appuyer les producteurs qui voudront se lancer dans cette culture », affirme-t-il d'emblée. » (p.30)
- Gaétan Deschênes, journaliste

AR1.4: La culture pour les débutants
« Vous trouverez le cannabis bien facile à produire. Effectivement, cette plante tropicale est très vigoureuse et ne demande pas de soins particuliers. Elle devra cependant être bichonnée dans un contexte de production particulier pour obtenir un rendement intéressant. » (p. 32)
- Nicolas Authier, DTA, agr., conseiller en pépinière et en serre (IQDHO)

AR1.5: Les deux sexes de la plante
« Les plants de cannabis sont dioïques, c'est-à-dire qu'il y a des plants femelles et des plants mâles. Seuls les plants femelles sont utilisés pour leur production de fleurs (cocottes) non pollinisées, appelées sinsemilla.
La propagation par boutures assure d'obtenir des plants du sexe désiré. Les plants peuvent parfois être (ou devenir) hermaphrodites et développer des fleurs mâles près des fleurs femelles. Un stress important peut causer cette apparition indésirable. » (p.33)
- Nicolas Authier, DTA, agr., conseiller en pépinière et en serre (IQDHO)

AR1.6: Le futur industriel dirigé vers les serres
« À ce jour, les producteurs autorisés produisent en serre ou en entrepôt. La serre a l'avantage de profiter de la lumière naturelle tandis que l'entrepôt assure un contrôle total de tous les paramètres de production. Le coût de production en entrepôt est plus élevé d'après certains producteurs américains qui changent leur installation vers des serres (ou en champ, lorsque cela est permis). » (p.34)
- Nicolas Authier, DTA, agr., conseiller en pépinière et en serre (IQDHO)

AR1.7: Le rinçage final avant de récolter
« Les besoins en éléments fertilisants sont plutôt élevés pour cette production. Plusieurs stratégies existent comme la réduction importante des fertilisants juste avant la récolte. » (p.34)
- Nicolas Authier, DTA, agr., conseiller en pépinière et en serre (IQDHO)

AR1.8: Pas de place pour les petits producteurs...
« Le principal défi pour un entrepreneur qui veut se lancer dans l'aventure demeure l'obtention du permis qui l'autorisera à produire. Les bases de la production sont relativements simples, mais étant donné l'investissement de départ, il y a peu de place à l'erreur. » (p.35)
- Nicolas Authier, DTA, agr., conseiller en pépinière et en serre (IQDHO)


AR2: Ce qui définit l'effet « couch-lock »
« The amount of Myrcene in a cannabis sample is what dictates the indica or sativa effect. If a sample has over 0.5% Myrcene, it will have indica, or “couch-lock” effects. If a sample has less than 0.5% Myrcene, it will have the soaring Sativa effect. It is simply the amount of Myrcene that is in the sample that dictates how you will be effected. »
- Steep Hill Media


AR3: Dans quel contexte faut-il utiliser les termes « sativa » et « indica »?
« The terms sativa and indica are only really valid for describing the physical characteristics of the cannabis strain in a given environment and are not nearly as reliable as terms for making assumptions about energy [the high] vs. couch lock [the stone]. »
- Rev. Dr. Kymron deCesare, Chef de la recherche Steep Hill Lab


AR4.1: Les origines du canabis
« Cannabis originated in Central Asia and perhaps the Himalayan foothills. There are converging lines of evidence, including a center of biological diversity there, and biochemical data that support this. » (p. 44)

AR4.2: Les composantes psychoactives du cannabis
« D9-tetrahydrocannabinol is, of course, the pre-eminent psychoactive component of Cannabis. D8-tetrahydrocannabinol, a more heat-stable component, is probably slightly less psychoactive, but is present only in trace amounts or as an artifact of laboratory analysis. Cannabinol is the nonenzymatic oxidative breakdown product of tetrahydrocannabinol (THC), seen in aged Cannabis, and is about 25% of the potency of THC. Tetrahydrocannabivarin (THCV) is a neutral antagonist at CB1 at low doses, but an agonist at high doses, and is certainly psychoactive, but rarely seen in high titer in commonly available Cannabis strains. Finally, although cannabidiol (CBD) is nonintoxicating, it certainly has antianxiety, antipsychotic, and even antidepressant effects, so properly they must be considered psychoactive with these qualifications. » (p. 44)

AR4.3: L'effet d'entourage
« Numerous basic science and even clinical trial data support the concept of herbal synergy in Cannabis beyond the effects of single components. » (p. 45)

AR4.4: Cultiver du sinsemilla
« While there have always been very potent Cannabis strains to be found, they are certainly more commonly available today due to selective breeding and culture techniques that produce ganja, or sinsemilla, that is, unfertilized female flowers. The plant puts all its energy into production of cannabinoids and Cannabis terpenoids instead of producing seeds. » (p. 45)

AR4.5: Comment on peut croiser pour certains cannabinoïdes
« It is clear that there are many chemotypes of Cannabis: THC predominant, CBD predominant, and mixed types. This is a good basic classification, but it has also been possible to selectively breed for other hemotypes expressing high titers of THCV, cannabidivarin, cannabichromene, and even ones producing 100% of its cannabinoids as cannabigerol, or others with no cannabinoids at all. » (p. 45)

AR4.6: L'absurdité de la description des effets par les termes Sativa et Indica
« There are biochemically distinct strains of Cannabis, but the sativa/indica distinction as commonly applied in the lay literature is total nonsense and an exercise in futility. One cannot in any way currently guess the biochemical content of a given Cannabis plant based on its height, branching, or leaf morphology. The degree of interbreeding/hybridization is such that only a biochemical assay tells a potential consumer or scientist what is really in the plant. It is essential that future commerce allows complete and accurate cannabinoid and terpenoid profiles to be available. » (p. 45)

AR4.7: L'absurdité de la description des effets par les termes Sativa et Indica (suite)
« Beyond the increasing number of CBD predominant strains in recent years, almost all Cannabis on the market has been from highTHC strains. The differences in observed effects in Cannabis are then due to their terpenoid content, which is rarely assayed, let alone reported to potential consumers. The sedation of the so-called indica strains is falsely attributed to CBD content when, in fact, CBD is stimulating in low and moderate doses! » (p. 46)

AR4.8: Myrcène, limonène et alpha-pinène
« Rather, sedation in most common Cannabis strains is attributable to their myrcene content, a monoterpene with a strongly sedative couch-lock effect that resembles a narcotic. In contrast, a high limonene content (common to citrus peels) will be uplifting on mood, while the presence of the relatively rare terpene in Cannabis, alpha-pinene, can effectively reduce or eliminate the short-term memory impairment classically induced by THC. » (p. 46)


AR5.1: Les cas de troubles mentaux
« Bien sûr, les psychoses et les cas de schizophrénie sont très graves et affectent grandement les personnes touchées et leur entourage. Rappelons toutefois que les troubles psychotiques touchent moins de 3 % de la population. »

AR5.2: L'âge minimum pour la consommation
« On peut citer en exemple les nombreuses prises de position de médecins, de médecins psychiatres et de l’AMPQ, notamment sur l’âge légal d’accès au cannabis, qu’ils recommandent à 21 ans. Il s’agit là d’un cas patent où l’AMPQ est isolée face au consensus très fort en santé publique pour l’âge d’accès à 18 ans. »



AR7.1:
« La marijuana n'a pas toujours été illégale au Canada. Et saviez-vous qu'en 1923, lorsque le cannabis a été ajouté à la liste des substances dont la vente et la possession étaient interdites au pays, cela s'est fait sans aucun débat? »

AR7.2:
« La morphine et la cocaïne ont été ajoutées à la liste des substances interdites en 1911. Puis, en 1923, ce sont l’héroïne, la codéine et le cannabis qui ont été prohibés. Le cannabis aurait été ajouté à la dernière minute. Le ministre de la Santé de l’époque, Henri-Séverin Béland, a simplement mentionné qu’il y avait une nouvelle drogue au programme. »

AR7.3:
« Cibler le cannabis était en fait une façon détournée de s’attaquer aux travailleurs mexicains, qui affluaient au sud des États-Unis après la révolution de 1910, dont certains fumaient de la marijuana. » [...] « C’était un prétexte pour retourner les Mexicains chez eux. » -Line Beauchesne, professeure agrégée au Département de criminologie de l'Université d'Ottawa

AR7.4:
« La marijuana était une préoccupation aux États-Unis et les autorités américaines ont poussé les autorités canadiennes à légiférer pour l’interdire » - Dan Malleck, professeur au Département des sciences de la santé de l’Université Brock et auteur du livre When Good Drugs Go Bad [Quand les bonnes drogues deviennent mauvaises] (2015)

AR7.5:
« La pionnière canadienne Emily Murphy a aussi joué un rôle important pour faire inclure le cannabis dans la liste des substances interdites [...] Mme Murphy, qui était alors juge en Alberta, a publié en 1922 The Black Candle, un livre qui reprenait une série d’articles parus dans Maclean’s, sur les ravages du trafic de la drogue. Un chapitre s'intitule : « Marihuana, une nouvelle menace ». [...] Elle y décrit les effets de cette nouvelle drogue, qui aurait pour effet de rendre ses utilisateurs « complètement fous ». « Les toxicomanes perdent tout sens de la responsabilité morale », écrit-elle. »

AR7.6:
« On est dans un contexte d’une société dans laquelle on cherche à éliminer tout comportement défini comme déviant. » - Marcel Martel, titulaire de la Chaire Avie Bennett Historica Canada en histoire canadienne à l’Université York


AR8.1: Illégal jusqu'à 21 ans, une bonne chose?
« Selon les plus récentes données, environ 42 % des jeunes âgés de 18 à 25 ans ont consommé du cannabis au cours de l’année précédente. Ce sera donc plus de 100 000 jeunes québécois qui ne seront pas protégés par la légalisation. C’est le marché illégal qui sera protégé et qui conservera cette clientèle. »

AR8.2: Fumer dans les espaces publics
« Il est vrai que la fumée secondaire dans un lieu fermé présente un risque pour la santé comme toute forme de fumée produite par combustion. La fumée secondaire dans un espace bien aéré comme les trottoirs, ou les espaces verts ne présente pas de risque pour les autres non-consommateurs, ni pour la santé pulmonaire, ni pour ce qui est d’une possible intoxication. »

AR8.3: Les risques de psychoses
« [...] [I]l faut tenir compte du risque de départ. C’est comme pour la loterie. Si vous achetez 10 billets, vous avez 10 fois plus de chances de gagner. Mais comme au départ vous n’avez qu’environ une chance sur 14 millions de gagner, votre probabilité de remporter le gros lot reste infime. Évidemment la psychose est une conséquence grave, mais le risque de départ demeure somme toute faible. »


AR9.1:
« Le Bloc Pot est un parti politique enregistré dans la province de Québec (Canada) et fondé en septembre 1998 à Montréal. Notre objectif est de mettre fin à la prohibition du cannabis, et de fournir des pistes de réflexion quant à l'éventuelle légalisation de celui-ci. Nous voulons également faire en sorte que l'utilisation de toutes les drogues, licites ou illicites, se fasse de manière responsable, éclairée et sécuritaire. »


AR10.1:
« Bien qu’aucune donnée d’étude portant sur les dangers de l’inhalation de fumée secondaire du cannabis ne soit disponible, l’Association pulmonaire craint les effets néfastes qu’elle pourrait avoir sur la santé, particulièrement chez les gens vulnérables. »

AR10.2:
« La fumée, quelle qu’en soit la nature, provient de la combustion de matériaux qui libèrent des substances toxiques et cancérigènes. Par ailleurs, plusieurs similarités existent entre la composition de la fumée de cigarette et celle de la marijuana dont la présence de composants volatils (ammoniac, acide cyanhydrique, etc.), de phénols et de goudron. Or, ceux-ci ont un effet toxique connu et prouvé sur les tissus respiratoires. »

AR10.3:
« Dans les études menées jusqu’à présent, un lien est établi entre l’inhalation de fumée de cannabis et les symptômes de la bronchite chronique : érythème et œdème pulmonaire ainsi que sécrétions muqueuses augmentées. De plus, Le THC (tétrahydrocannabinol) contenu dans la marijuana a été identifié comme ayant un effet immunosuppresseur chez son hôte, impliquant ainsi un risque accru de pneumonie. »


AR11.1:
« La sensation d’euphorie légère, de relaxation et de perceptions auditives et visuelles amplifiées que produit la marijuana s’explique presque entièrement par son action sur les récepteurs cannabinoïdes. »


















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